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Le ciel déjà pâlit, mon cœur en vain l’appelle
Ô vent d’amour ! Ô vent d’oubli !
L’été déteint sur l’aquarelle
Roucoule tourterelle. Ô l’absence martèle !
Le silence d’ennui des promesses irréelles.
Dis moi pourquoi l'Amour, j'ai porté des colliers
Aux perles si rares, aux reflets délavés
Dont le fil s'est rompu, sans le moindre baiser
Qui s'agitent aujourd'hui dans l'écrin du passé.
La mer se faisait douce et ses yeux, malicieux
L’astre d’or nous brûlait de ses rayons de feu
Les cheveux de juillet ondulaient sous le vent
Qui me portait sa voix et ses plus doux accents.
Un écho bien troublant se glissait dans les nues
Murmurant qu’il était sur son chemin, perdu
Sous ce masque de joie, ses sourires enjôleurs
Se cachait un destin, incertain de bonheur.
Les étoiles de vie qu’il semait sur mes nuits
Allumaient des désirs en myriades de rêves
L’été était partout, l’été n’était que Lui
Sa lumière jetait des filets sur ma grève.
Cette saison n’est plus. Et l’automne frissonne
Les châtaignes sont mûres, les feuilles abandonnent
Leurs corps déjà flétris aux fièvres octobrales
Qu’il me hante la nuit, ce désordre estival !
Il n’est que souvenir sur un front qui se ride
Ô passion insensée, comment pouvais-je suivre ?
Orage salvateur sur un désert aride
Tu repars satisfait, de m’avoir fait revivre.
Dis moi pourquoi l'Amour, tous ces colliers cassés !
Aux perles si rares, aux reflets mensongers
Dont le fil s'est rompu, sans le moindre baiser
Qui reposent aujourd'hui dans l'écrin du passé.

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