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Je fuis le mouvement,le bruit et le mensonge,
La ville sans oiseau,sans l'arbre du chemin,
L'oeil sombre du tunnel où chaque métro plonge,
Ves la campagne,fruste espoir,je tends la main,
Je rêve d'air glacé,des ors du crépuscule,
D'aile de passereau,dont chaque battement
Accompagne le lé du soleil qui recule
Sut le flanc du coteau,si délicatement,
Que l'ombre qui le pousse,et de gloire frissonne,
Tente de s'arrêter pour poser un baiser
Sur les atours brillants de l'illustre personne,
Freine l'ascension et semble s'apaiser...
Vainement,!car la nuit,volontaire et farouche,
N'a de cesse d'avoir le monde enseveli!
La vallée et le mont,tout de noir elle bouche
Bientôt,plus de relief,de lueur,plus un pli,
Le silence a suivi,docilement,sans poses...
La terre est assoupie,aussi la lune à l'est?
La vie est en suspens,dans le parfum de roses...
Sur le coussin du ciel,scintille un bracelet.
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