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Or et Lys
« Je sens ... »
De l'or sous ses yeux que je ne puis dévorer,
Dont s'échappe l'amour dans un arc coloré,
De l'émeraude sous un regard étoilé
Qui sous mon corps, en mon cœur, vient me décorer.
« … Cet amour ... »,
Il orne mes désirs, insulte mes regrets,
Décline ma tristesse et rompt mon désarroi,
L'enserrant contre moi, me voilà presque Roi,
Laissant pour mort joyeux mon souvenir secret
« … sous ma chair ... ».
Sur les feuilles vierges de mes âmes éclectiques
Se dessine le visage de cette femme,
Qui sous une heure glacée ne découvre ma flamme,
Où brulent mes espoirs, cette envie érotique
« … qui la désire ... ».
Ses cheveux blonds s'auréolent d'une couronne
D'or et de Lys, que je tiens, factice, en son fort,
Me faisant discret et l'observant sur son trône,
Mais mes paupières se lèvent, écrasent ce décor
« … Et je voudrais l'aimer ...»
Dans cette vie matérielle où je me déguise
Sous le masque d'une docilité candide.
Je voudrais l'aimer d'une ivresse sans méprise.
Je voudrais l'aimer puis rougir ma chair livide
« … aussi à l'avenir. »
Et je pourrais alors : -cueillir l'or sur ses pores ;
- Sentir la fragrance de son âme en son corps ;
- Étreindre sa beauté ; – Lui dire et dire encore :
«Muse je t'aime et t'aimerai jusqu'à la mort ».
« Je sens cet amour sous ma chair qui la désire
Et je voudrais l'aimer aussi à l'avenir. »
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