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Saveurs automnales
Les effluves d'automne de ton sein si léger
Font naître des désirs sous la sphère étoilée,
Immensité profonde chasse le vent mauvais,
Des couleurs que le deuil semblent nous imposer...
Sanglots longs et profonds d'un violon qui agace
Qui vient charmer le soir avant de te laisser,
souvenirs trépassés, réchauffeurs de palace
sur les feuilles couchées que l'on va piétiner...
Où êtes vous partis jeunesse remuante,
Jeux interdits d'amour, fidélité cachée?
Je vous cherche partout luxure rassurante,
Dans les rêves, parfois, je viens vous retrouver.
Vos gorges excitantes qui ornent vos corsages
Sont de bien doux plaisirs que mes mains ont frôlés...
Nous voilà revenus sur les bords du rivage
que la barque du temps voudrait bien nous voler...
Les couleurs qui flamboient éclairent l'horizon,
Le chemin, ses rochers nous égratignent un peu,
Nos dix doigts enlacés ne sont plus polissons,
Automne tu blanchis nos noirs et blonds cheveux...
Dans le bois le vieux cerf brame, brame encor,
Il est fier de montrer au monde sa puissance,
La forêt s'illumine, fatigue mon vieux corps
Qui chancèle, se tord, vers toi, la délivrance...
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