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La promesse du soir s’étendait sur les hommes
Le sommeil était calme et le rêve à la vie
De demain ressemblait chaque jour était somme
D’espoirs accumulés en des gestes suivis
Un geste suffirait pour que cesse la course
Des soleils hivernaux Un geste suffirait
Enfin toutes les bouches dénoueraient leurs bourses
De paroles de chants Les voix respireraient
Ces bouches s’ouvriraient comme des mains tendues
Des mains qui s’uniraient comme image et reflet
Le geste à la parole exigerait son dû
Un geste aurait suffi Trancher le lierre de la rose
Les lèvres replièrent leurs ailes froissées Soufflée
La flamme de nos mots danse encore et de brûler ose.
19/05/1978
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