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ALLEE DES BAMBINS
Allée des bambins, nous étions quatre marmots et quand il faisait chaud nous buvions l’eau…
Dans cette avenue blanche de poussières et de gravillons, on ne pensait jamais à s’en aller…
Pourtant le temps de la vente fut entériné et il a fallu nous dire adieu…pour un long séjour…
Il y avait les deux J, le A, le chef, le P, la CIA les a emporté…moi dans mon propre sentier…
Allée des bambins, il y avait un souterrain, personne pour nous interdire de maudire et Dieu…
Dans cette étroite rue souvent nous nous éclaboussions avec des bassines pour nous amuser…
Pourtant le vent nous a emporté dans toutes les directions et le plus loin de cette terre ailée…
Les deux villas se réunissaient autour d’un grillage…fragile frontière pour nos territoires…
Allée des bambins, chaque bateau prenait son train, tandis que les avions s’éternisaient ici…
Dans cette vallée très encaissée, se caractérisait la folie cérébrale des gamins farfouillant…
Pourtant les heures nous ont lâché, les astres abandonné, plusieurs aînés et un douanier…
Il y avait des pins, les petites maisons de satin et nous, toujours dehors, le nez en l’air…
Allée des bambins, l’été de tous les parfums, le miroir sans teint et l’intervalle du sein…
Dans cette rupture captivante, on se contemplait chacun, des déguisements et du latin…
Pourtant les vagues nous ont avalé, comme des esclaves de la nuit, la seule trajectoire…
Les deux résidences nous rassemblaient sans un déchet, chacun pour soi et tous pour lui…
Allée des bambins, c’était le chemin, qui mène droit de l’enfance au troupeau, à l’usine…
Avatar, principe premier, on se pourchassait comme une église avec ses fidèles, sur le net…
Pourtant le cocon s’est déformé, javellisé et la lumière s’est dissipée, plusieurs éclairs…
Il y avait les grands-parents pour indiquer la loi, nous étions des renégats avec nos pelles…
Allée des bambins, les synapses, alors espiègles, découvraient la vie alors passionnante…
Au Moyen Age on brûlait les sorcières et nous, dans le jardin, on faisait tout tel l’Absolu…
Pourtant à force de ruminer, plus tard, la truelle, le saut ont progressé vers l’Etrangia …
Les deux J ont fait médecine, A est ingénieur, moi, l’ancien P, je suis un guerrier à calciner…
Allée des bambins, on a sympathisé, nous étions tous premiers, les grandes conséquences…
Sous la Terreur personne ne se rendait, même dans le violent aucun n’osait réprimander…
Pourtant l’été s’est déchiré, le cap a été démodé, à la cape a vendu sa chair pour du laurier…
Il y avait toujours à abattre, chaque trouvaille devant le portail, chaque caille avec émail…
Allée des bambins déjà nos entendements criaient pas de pourriture ni purpura ni urne…
Sous la Commune les artistes étaient des eurasiens des saturniens ou plutoniens, une main…
Pourtant dans ce langage, on y voyait un partage, un drainage, une prophylaxie et un axe…
Les deux compères et les deux frères s’amusaient si bien que rien au monde n’interférait…
Allée des bambins, j’étais quelqu’un, dans sa splendeur, elle était ma chérie, mon ethnie…
Dans le salon, le mobilier se familiarisait avec la pierre, sur la place Saint Pierre, une fête…
Pourtant le sable nous caressait, chez les pingouins la banquise est un désert opalin, l’Un…
Il y avait toujours du poulet et de la purée, des billes, un canoë, des poupées, à s’affirmer…
Allée des bambins, on avait tout à découvrir, les lois de la physique et les mathématiques…
Sur la brèche, ou en calèche, on prenait l’omnibus en otage, on rayait cette route qui péotte
Pourtant, avec nos menottes, on calibrait l’automne, les mousquetaires affreux, jeunesse…
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