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Si j’écris aujourd’hui c’est pour vous affirmer
Que pauvres sont mes mots à dire ma détresse
Devant la dureté de la ville enfumée
Le seul mot qui adhère est celui de tristesse
Comme la crasse sur les murs Comme le vent
De par les rues Comme le fauve dans sa cage
Comme l’oiseau sur la branche Comme l’enfant
Dans le jardin Tout est en place Tout est sage
Alors de voir encor des rues et qui se croisent
Et se recroisent pleines d’hommes qui se fuient
Pleines d’autos arrêtées d’où les gens se toisent
De la longueur de leur capot Pleines de bruit
De la colère contenue et continue
Rythmée par le son des moteurs De la colère
Juste à la cause ignorée De celle qui tue
Et mettra sans savoir tous les murs en poussière
…
Quel musicien je ne sais saura composer
Pour chanter le monde actuel une nouvelle
Chanson qui toute note sûrement posée
De toutes les cacophonies serait la plus fidèle ?
1974
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