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Chaque jour qui me lève est gris ces jours-çi.
L'insomnie a chassé mes rêves sur l'autre rive
D'un bord de mare aux eaux chargées d'épilepsie;
Engluées de mes pensées tranchantes et corrosives.
Le petit déjeuner ne me voit plus à table! Je le fuis.
Mes yeux, à peine, osent lire, en goutte à goutte
Les pages de sport, mais le reste se veut nécrologie.
Spirale d'un mal ètre, malaise de trop de déroutes.
Je reste assis, cloué, crucifié au siège! Sans vivre!
Plus d'intêret, point de repaire aux valeurs vraies.
Les terres fertiles, arrosées de mon imaginaire ont tari
Je saigne ma déchéance en pages d'encre, cela je sais.
Matin des doutes, où l'eau n'arrive même plus à doucher
Les faux-fuyants de la veille, tapissés d'incertitude.
Je, me, moi, perdu sur la colline du doute, prêt à basculer
Dans le cauchemar du demain où le combat s'annonce rude.
Les mots de mes maux
Texte 1
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