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Rien ne demeure
De ceux qui sèment
Je perds la voix
Et le poème
De cette action
Qui n’aboutit
Dedans l’impasse
De la chanson
C’est de l’espoir
Nouveau carême
A qui s’adresse
Cet air vibrant
De ma voix pleine
J’entends j’entends
Toujours l’écho
A mon silence
Donner réponse
Mais toute histoire
Toute mémoire
Est ce refus
De ce qui fut
De ce qui fit
L’homme soumis
De ce fossé
Que j’ai creusé
Entre nos voix
Entre nos mains
Que j’ai creusé
De mes paroles
Aborderai-je
Quand l’autre berge
Ô la distance
Entre les êtres
Qui se ressemblent
Sous le pas tremble
Le pont dressé
Du saint langage
Qui nous assemble
Et désunit.
09/09/1978
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