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Mon matin s'est levé, tout moquetté de givre.
La clarté de la nuit a soufflé les humeurs embrumées
Pour un ciel bleu lame qui porte des envies de vivre
A ceux, qui comme moi, non pas la fatuité de savoir gérer.
De grands " V "migrateurs transpercent mes longs silences.
La fougue de leurs tirées d'ailes ont des besoins de sud.
Instinct salvateur qui provoque chaque année leur partance;
Loin de mes hauts de France, dont on dit le climat rude.
Mais nul besoin de laïusser pour expliquer que c'est faux.
Ici est mieux qu'ailleurs pour ces générations qui y sont nées.
A chacun son destin,ses espoirs, ses bonheurs et ses maux.
Il reste tant de conquètes derrière les fausses libertés.
Mon matin s'est levé, éviscéré de ses trop d'hier
Comme la bernache qui le sait, moi aussi je dois bouger.
Non pas pour un quelconque paradis, juste moins de galère.
Retrouver le goùt de vivre, ainsi que celui de m'aimer.
Je n'ai commis aucun crime qui porterait à devoir me juger.
Mais à toujours prendre tout sur moi, ma conscience fait sa loi
Parce qu'un de mes enfants souffre, sans savoir se révolter!
C'est de son fardeau de peines que je me vois accablé.
les mots de mes maux
texte 3 
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