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Trouville, 28 octobre 2009
Les yeux perdus au large, là où le ciel et l'eau
Célèbrent leurs amours dans des parfums de bleus,
Ils cherchent les voiliers dans l'écume des flots,
Des ourlets de dentelles qui nous rendent heureux
Nous avancions sereins sur le ponton de bois,
Vers le phare tout blanc couvert d'un chapeau rouge
Quand un ancien chalut d'où s'élevaient des voix
Perturba les pêcheurs et leur bouchon qui bouge...
Les planches sur le sable tentaient les promeneurs,
Les enfants dans leurs jeux faisaient pleurer les chaînes
Des vieilles balançoires qui remuaient le coeur,
Ils riaient si contents qu'on oubliait nos peines...
Quelques grands courageux promptement se baignaient,
D'autres refaisaient le monde encore une fois,
La lumière était calme, doucement apaisée,
Un jeune peintre assis exposait ses exploits...
Le casino immense appelait les rêveurs,
Les embruns près du port complétaient le décor,
Dans les ruelles étroites s'élevaient des odeurs
De poissons, de grillades qui travaillaient nos corps...
Trouville lentement laissait venir la nuit,
Les boutiques prenaient des airs de vieilles filles,
Un gamin nous croisa, dit pardon et merci,
Dans le bistrot du coin chantaient de joyeux drilles...
Nous reprîmes la route, celle qui doucement
Glisse vers la mer chaque jour un peu plus,
Elle suivait la pente, niches d'arrachements,
Marques indélébiles, mouvements impromptus...
Un tout dernier coup d'oeil sur la Seine, le Havre
Un bateau nous salue d'un hurlement curieux,
La chapelle nous attend et nous offre son havre
Pour parler à Marie, la maman de mon Dieu...
Pour un ami, René, avec qui nous avons fait une belle promenade
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