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MA DECAPITATION
Quand viendra-telle ma dernière heure de dictateur, ma décapitation dans ce spicilège …
Un si bel orgueil, la génération orpheline de ce siècle d’héroïsme, du puritanisme social…
Bref, l’émancipation du moi et d’une médecine déformatrice, retour de bâtons à foison…
Quand viendra-t-elle mon hémorragie, mon ascension vers les monts hostiles lucifériens…
Une si suave énergie, une envolée machiavélique comme une colique, comme un colchique…
Le bannissement contemporain, l’idiotie inculte d’un hypothétique establishment parfait…
L’aura névrotique du surhomme bonhomme méticuleux du paraître étoilé de ses tapages…
Quand viendra-telle ma dernière heure d’engendreur, de beau liposuceur de grenouilles…
Avec du fenouil, ma tête sur un plateau, comme le taureau dans une arène surchauffée…
Bref, l’excision du matériel penseur de cette dégénérescence cathodique et électronique…
Quand viendra-telle mon expansion, si tâchée de sang, si tâchée de roses, d’olympisme…
Dans un linge soyeux, s’abrutir centenaire, rafraîchir le temps, se toucher dans un cloître…
L’exil duveteux et filandreux assujettis de bleu, le baiser du bon dieu sur une plate-forme…
La présomption d’innocence me cabre, je suis coupable de soi, de moi, de toi, de vous…
Quand viendra-t-il mon astre vengeur, comme l’autre roi décapitez moi, coupez la moelle…
Un drapeau singera l’épopée du chevalier évaporé, les orées navreront les survivants…
Bref, de moi ne restera que le cœur des hypothèses de la brillance de mon apologie à crever…
Qu’adviendra-t-elle ma déportation, mon sinistre, ma détérioration, un clown trop maudit…
Dans un empire effronté, sur une mer éhontée, un navire cramoisi violet, sans doctrine…
La damnation comme un jambon accroché à une ficelle, un monde sans chef d’œuvre…
Ils s’éberluent sur du pourri, ils s’ébahissent pour des abysses…on se méduse pour JFK…
Quand viendra-telle mon intoxication, mon sourire kabyle, ma blessure d’alchimiste…
Un totem dans mon hydravion, pour échapper aux espions polaires de la terre principale…
Bref, ma décapitation, ma seule ambition, mon champignon, l’époque de mes pardons…
Que fera-t-on de mon tronc, une exposition à Calcutta, un embryon du nirvana dada …
En une tornade, une pétroleuse, une ancienneté, un savantissime buste de milliardaire…
Le pétrole de mon âme jaillira et vous immergera formidablement comme des impactes…
Ils s’en iront, par tous les ports, alors les océans conduiront les troupes dans l’étrange…
Quand viendra-t-il mon labyrinthe, de la vie enfin dans les veines amoindries, discipline…
Ma diététique, être privé de tout, sauf celui de toucher par chaque convulsion, révulsion…
Les gorges d’un amen, l’explosion d’un Allah, le fortin de la honte, le tamtam résistant…
En une bourrasque, je perds mon casque, mon ego, mon ratio, mes radios et mon tempo…
Bref, ma décapitation, s’en suivra toute ma famille, parce que le principe est d’amputer…
Il faut démanteler le réseau fantasmagorique, rayer mon historique, ma valeur ajoutée…
Quand réduira-t-on ma morphologie, mon académie, le droit de donner vie et ce qui suit…
Quand viendra-t-il l’Un, m’extérioriser de la Terre, m’enlever, m’élever, les assiéger…
Les investir d’une collecte, d’une mission, des futurs envahisseurs de là-bas et d’ailleurs…
Cela me fait dire, voire même rougir, le sang qui gicle, allée du bunker le palace pleure…
Ma décapitation, un mot frelon, l’embellie, coup du parapluie, un tamoul pour Kaboul…
Coïncidence, l’incohérence substantielle, des magistrats acquis et planqués de dystrophie…
Bref, je serai à genoux et ma tête quelques mètres plus bas, je suis avare et non serrurier…
La Nativité débutera par un orgue à mes pieds, les hommes clameront ma fin, ma passion…
Le concert de charité égaillera les femmes, les enfants joueront, ma tête emplira le sceau…
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