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Autant de discours que du vent
Par la bouche aimée qui me ment
Ecoutes du vent le frémir
Aux arbres suspendu le rire
Enfant ignorant le mourir
Qui de ma science me dément
Ecoutes les pas loin s’enfuir
Les paroles pressées de nuire
Les mains oppresser et détruire
Toute caresse m’est tourment
Et vois la femme s’endormir
Au lit de lutte et de soupirs
A conjuguer le verbe unir
S’épuise longuement l’amant
Et vois les têtes s’abrutir
Sur la plage les peaux brunir
Au travail les reins s’assouplir
Qui du profit sont le froment
Entends comment l’homme respire
Comment à son règne il aspire
Comment son espérance expire
Prenant pour vrai le mot qui ment
De ce leurre à n’en plus finir
Nous donnâmes parole aux lyres
Tu es venu pour nous punir
D’avoir conçu obscurément
L’étoile qui au firmament
Resplendit de tout l’avenir.
16/06/1980
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