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Zadjal de la lumière qui ne ment pas

le jeudi 04 novembre 2004, à 04:59. Posté par Jacques


Autant de discours que du vent
Par la bouche aimée qui me ment

Ecoutes du vent le frémir
Aux arbres suspendu le rire
Enfant ignorant le mourir
Qui de ma science me dément

Ecoutes les pas loin s’enfuir
Les paroles pressées de nuire
Les mains oppresser et détruire
Toute caresse m’est tourment

Et vois la femme s’endormir
Au lit de lutte et de soupirs
A conjuguer le verbe unir
S’épuise longuement l’amant

Et vois les têtes s’abrutir
Sur la plage les peaux brunir
Au travail les reins s’assouplir
Qui du profit sont le froment

Entends comment l’homme respire
Comment à son règne il aspire
Comment son espérance expire
Prenant pour vrai le mot qui ment

De ce leurre à n’en plus finir
Nous donnâmes parole aux lyres
Tu es venu pour nous punir
D’avoir conçu obscurément

L’étoile qui au firmament
Resplendit de tout l’avenir.

16/06/1980

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