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Il me faudra ne plus avoir peur
Pour tomber amoureux de mes jours.
Face au temps, qui sans cesse m'écoule;
Je vis de longues absences, vides, pesantes.
De l'autre côté du paravent, l'esprit détective,
Intime en mon être, y est évanescence, fragile.
Fragments de mémoire, archives d'un temps perdu;
Nés de ces nuits, où l'on ne sait plus dormir.
Enigme humaine, toujours l'attente du " je ne sais quoi ".
Obsession de l'absence où l'on pousse la porte des ombres.
Et soudain le coeur s'affole, vous appelle, parfois.
Tansparence de soi-même, sans éclat de lumière.
De l'autre côté du paravent , peine le coeur , joie de vivre.
Le temps me fuit, transcendé de volonté sans le désir;
Résonné à l'écho des silences, peuplé des non-dits.
Flots ininterrompus de fausses confidences, des "je" , du "lui".
Bien trop pressée d'écrire, ma plume ne se hâte plus
Prenant toujours plus de retard, pour éclairer ma vie.
Dans tous les interstices de l'âme, comme une chanson triste
Les zestes d'un passé proche, fredonnent les souvenirs.
Exister, encore et se dire, je suis là, dans l'instant présent.
C'est un tout, c'est un rien, mais ça aide à reconstruire.
De l'autre côté du paravent, le " je " que je suis
Timidement, reprend goùt à la vie.
Patrick
Les mots de mes maux
texte 5 
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