|
Autour de l’instrument qui supporte la voix
Pas de copeaux de bois nulle matière nul éclat
pas d’empreintes de doigts comme celles qu’on voit
Sur la pâte argileuse ou la glaise malléable
Nul bruit de marteau dû au tailleur de pierre
pas de trace de flamme et nulle cri de scie
Pas d’odeurs méphitiques sortant d’une fournaise
Pas de métal hurlant jaillissant de la braise
Nul ciseau tranchant n’entame le marbre dur
Nulle pointe de diamant ne vient rayer le verre
Aucune plume acérée ne vient tracer des lettres
Sur la feuille de papier que la blancheur défend
La musique invisible se déplace dans les airs
Comme les flèches d’argent que décoche l’amour

|