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Dès mon enfance, de ces étés, toutes voiles dehors.
Très jeune, mon âme a pris le chemin de la mer;
Bien que jusque mes treize ans, je n'eus vu de port.
Attirance des cartes, odeurs d'iode aux vents d'hiver.
Puis j'ai appris les cordages, les trois mâts, les canons;
Surmontant les coups de tabac des océans lointains.
Fuite, sans nostalgie du coin de terre et du premier jupon.
Aimer , bien plus,la gràce des balises et des phares aériens.
Je n'ai pas la naissance du port, mais j'en devine les parfums
Je me délecte des embruns qui délavent les corps-morts.
Un pompon rouge dans le caban, pour un hier ou pour demain.
Rêver encore des antipodes, riches de tant de sémaphores.
Oui je suis de ceux qui préfèrent les tanguages de mer à la terre
Avec toutes ces bourrasques de vent qui allument mon émoi.
Je connais ces océans qui m'appellent et dont j'espère;
Car à mon age, il reste quelques départs inassouvis en moi.
Alors mon coeur vogue vers tous ces rugissants cachés.
A marée basse d'une vie fuyant, une larme, prisonnière!
Mes pas résonnent et caressent l'horizon de ces jetées.
Perle de mes yeux, qui tombe et mouille l'embarcadaire...
Patrick
Océan de vie 
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