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VIEUX MONSTRE DEPITE
Masse noire endormie ruisselante d’eaux vives
Depuis des lustres déjà tes repos sont forcés,
Mais tu t’es recouverte au hasard des étés
D’une verte couleur pour masquer tes dérives.
Stoïque, vieux volcan, tu hantes le sommeil
De l’humain des vallées qui cherche les prémices
D’alerte qui viendront annoncer ton réveil
Et le début brutal de foudroyants supplices.
Pour mieux te museler, croyant force divine
Sur le haut du sommet ils construisent l’autel,
Offrant mille trésors à l’idole du ciel
Pour conjurer le feu que ton ventre rumine.
Vieux monstre décrépi, fantôme d’autrefois
Les hommes dans la peur ont vécu ton histoire
Ne voulant pas garder au fond de leurs mémoires
Tes réveils désastreux, un nouveau jour d’effroi.
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