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Je veux Ô ma chère âme par delà les ans
Que demeure mon nom uni à ta mémoire
Que voyant ton portrait du monde les enfants
Entendent ma voix dire Aucun ne peut t’avoir
Je veux qu’en te nommant dans le pur azur sonne
Ma voix seule où confluent les cris des mal aimés
Pour meubler leur angoisse l’histoire d’un couple
Dont le temps n’altéra dans la mort l’harmonie
Que bien après nous notre souvenir donne
Dans l’élan des humains une neuve pensée
Ayant odeur de toi et dont la tige souple
Soit la grâce qu’aujourd’hui le monde renie
Je veux que nous soyions des amants sans pareils
Des amants aussi durables que le ciel.
1971
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