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MA FILLE DE JOIE
Ce beau scandale, ma fille de joie se donne et s’adonne à tout le monde, la nuit tombée…
Et moi qui l’aime, je n’ai plus qu’elle, ma fille de vie, ma feuille de vigne, toujours digne…
C’est une pute et moi le maquereau des origines, brûlant sa peine pour l’espèce humaine…
Quai du pas grand-chose, Cadillac putain, elle s’affaisse sur les voitures démoniaques…
Ce beau spectacle, ses nichons de fête foraine ou ses seins de princesse, l’œil est chariot…
Est-ce la roue du destin, que ma femme soit une joie, ma fille mademoiselle pour tout client…
Est-ce l’odeur du festin qui m’allume quelques fois, une pipe, l’amour, parfois même pas…
Quai du presque rien, il y a la joie de tout un régiment, un canot sur les flots et puis elle…
Ma fille de joie, qui parle franco avec les porcs, mon érotisme, ma cantatrice, mon signal…
Cette belle éclisse, ma fille de joie, mon exotisme, mon pluriel, avec ses tentacules atroces…
Et moi qui l’aime, je n’ai plus qu’elle, ma fille mes veines, ne pas me montrer aux rôdeurs…
C’est une pute et moi le maquereau de toutes ses lunes, trafiquant des corps et l’Opus Dei
Quai du je te tends la main, Mustang putain, elle s’adosse sur les compteurs lustrés noirs…
Cette belle cérémonie, les doigts dans une blessure, une pauvre meurtrissure pour être sûr…
Est-ce un doseur le malheur quand il vous tient, il vous presse bien, il vous garde au chaud…
Est-ce un opium de satin, de sa jupe transparente, est-ce si bien le Mal quand je te regarde…
Quai de la chienlit, il y a le devoir qui me dit merci, de la monnaie, du cash empesté hérissé…
Ma fille de joie, qui disserte avec son élégance apoplectique , ma névrose de salop identifiée
Cette belle écluse, le compte en banque toujours en débit, le F2, la case, les cloques, le clac…
Et moi je t’aime, vendeuse d’âmes, se racheter d’un paradis perdu et éliminé d’un coup…
C’est une pute et moi le maquereau de ses insomnies, de sa maladie, une litanie et au lit…
Quai de la bohême, je l’aime, je lui pardonne ses gestes, ils sont miens, ma façon d’être…
Cette belle beuverie, des liqueurs de foutre et d’alcool entremêlés et les jarretelles peur…
Est-ce toujours les ligaments de la crise, désordre mental, le tri social, l’ordre ministériel…
Est-ce à mesure que le temps passe qu’il devient chien, chienne pour tous ceux du bas côté…
Quai de la superbe, elle lit, elle rit, elle dîne, elle baise, la belle époque, on ressent le choc…
Ma fille de joie, il n’y a qu’elle pour me parler de vidange et d’amour, de vendange hard…
Ce beau métissage, un remplissage, pas beaucoup de sages, de la cinétique , des expertises
Et moi je l’aime, mon amorce, ma cheville, ma génitrice, ma génétique, mon pathogène…
C’est une pute et moi le maquereau de son infirmité, le larbin de ses sottises et bien plus…
Quai de la rose, il y a les putois qui font la queue devant la panthère toutes griffes sorties…
Ce beau cliché, lèvres apposées, le cardinal se défroque, l’incendie de son autel en dit long…
Est-ce de la déraison, l’abus de pouvoir, un désœuvrement cérébral, une entité hivernale…
Est-ce une mise en demeure ces assassins sexuels une partouze publique mort de Victor Hugo
Quai de Gavroche, les mioches jettent des regards de puceaux devant ma nana qui tapine…
Ma fille de joie, qui vadrouille comme une résistante et dans le vent glacial d’une banlieue…
Ce bel éventail le nez dans une paille, l’étroit panthéon du sexe, hiberner comme toute reine…
Et moi qui l’aime, je n’ai plus qu’elle, ma tabatière, mon hégémonie, ma séductrice trop fée…
C’est une pute et moi le maquereau de la société, je suis la péninsule de toute sa désolation…
Quai de la révocation, les badauds règnent pour un crack zébré et coupé de belles morsures…
Ce beau phototype, les babines qui concordent, le beau truand dégouline son méfait sur elle…
Est-ce toujours comme cela dans le bordel, dans le camp retranché des affamés du corporel…
Est-ce toujours la moisissure qui façonne les hommes et les femmes en toute leur sensualité…
Quai du vomi, ma fille de joie inventorie et moi je triche avec mon gun en chocolat noir…
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