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Je vois des gens s’aimer malgré leur laideur
Je vois des gens
beaux
se croiser sans même se heurter
C’est le trottoir qui fait la rue
le mur la maison
C’est le cri qui fait le chant
C’est le baiser qui donne forme à l’amour
Je dis ne saisir que ce qui s’échappe avec moi
Suivre un même chemin
c’est fuir en même temps
vers un même lieu
La mort est notre convergence
Le point infini où toutes nos vies
droites
s’incurvent vers l’unité de notre désespoir
Ecrire ne montre rien Ecrire ne rime à rien
Refus de mon impuissance
Seuls valent le vivre et le mourir
La rupture.
16/05/1977
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