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Elle a des murs solides qui se couvrent de lierres
Des piliers de ciment pour l’ancrer à la terre
Des piles de lourds objets qui ploient les étagères
Quand elle paraît vide elle n’est jamais déserte
Y demeurent les plantes vertes tous les témoins latents
de la vie passagère de tous ces habitants
les signes imperceptibles de la fuite du temps
Comme la fine poussière qui recouvre les meubles
les rideaux qui s’écartent au moindre souffle d’air
des insectes coureurs des insectes volants
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