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Je flanais sur la plage ignorant de demain
Mon regard dessinait les écumes marines
Pour fixer l'avenir j'élevais de mes mains
Un château de sable où j'espérais une ondine
Et les jours s'enfuyaient Mon enfance paisible
Dénudait la nature Et quand je découvris
La face sur laquelle se fixait l'esprit
Et la chair du mortel ma vie me fut pénible
Il fallait posséder de ce lisse visage
La candeur de l'enfant et le temps moins les âges
Il me fallait décider seul de mes futures
Rides plutôt que d'être guidé par un mur
Je devais maîtriser la levée du matin
Je décidais pour ce de nier le destin
Parce que j'étais sûr de commander au jour
De débusquer la mort pour imposer l'amour.
1970
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