|
La tempête me guette .
C’est une drôle de bête.
Les arbres dansent en grinçant .
Ils chantent de beaux craquements.
Il y a un souffle profond
Et une muraille de sons ,
Tintent les branches noires ,
Du cric et crac du grand soir
Les voleurs de feuilles résonnent
De bruits et de parfums d’automne
La pluie tombent à la terre
Elle rouille les bras de fer .
Gentils oiseaux , perles des champs ,
Se brisent en morceaux geignants
La tempête fait peur .
Elle est sans cœur .
Et nous les hommes de rien
Transis , sentant le chien ,
Nous craignons qu’elle casse
Nos pauvres mines si basses .
Et je l’aime pourtant
Dans les essaims de vent,
Dans son rire magique ,
Dans son rire tragique .
Elle est si belle cette dame
Blonde brune ou rousse
Elle arrache ce qui pousse
Elle crache des mots de lames .
Je l’aime devant
Les vagues géantes
Les roches parlant
La langue aimante .
Et l’eau d’écume me brise le cœur
Mieux encore que le gris de fureur
Les vagues noires et bleues
Mélangent le métal soyeux
La tempête m’envoûte sûrement
J’ai envie de devenir son amant
Rêve de fin, de calme ,d’amis
Des paroles de ceux qui sont ainsi.
|