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PETITE FEMME ET AUTRE PRINCIPE
Quand te réjouiras-tu de notre rupture petite femme et autre principe, espèce de veuve…
Tu auras bien sucé mon fric de multimillionnaire et mon glaive de baroudeur de la paix…
Les scrofules meurent par attouchement le jour du sacre d’un roi sanguinolent et toi là…
Tu me navres, partir pour un milliardaire boiteux, autant que je sois pauvre en liberté…
En bonne santé, radieux je beugle, radiée , tu t’exaspères, la confrontation est à son comble
On avait l’enfant au bord du tuyau et prêt à se réfugier dans ta caverne, moi à la taverne…
Déjà j’oubliai le goût de la défaite dans des verres d’amnésie, avec Dieu on la recherche…
Une brune, une blonde, une rousse, une russe, peut-être l’absurde, en tous les cas pas toi…
Mauvais rôle, on extrapole, se faire chacun du mal au plus profond, là où cela sent bon…
Quand te réjouiras-tu de notre déception petite femme et autre principe, espèce de Marie…
Couche-toi là dans cette ponction, dans chaque engloutissement, étalage de notre ménage…
Les théoriciens perdent leur matin, petite femme et autre principe, toi aussi et le monde…
Quitte à trahir, quitte moi sans me punir, je sais le faire et mieux que toi, pas de peureux…
L’horloge bactériologique entre nous, la position délurée, quand je te prenais sur l’évier…
Dieu qu’il fait chaud dans les Guerres Pudiques, de nos urbanismes et de nos villas VIP…
Quand me rejoindras-tu petite femme et autre principe dans cette duperie de l’innocence…
J’ai vu dans une émission l’analogie paramétrée et les chants d’été et les champs de blé…
Le torrent de boue et tes archanges, dans ce mélange, déshabillent ma tolérance, mon choix…
Eteindre ta lumière et ton ciel et caresser l’abdomen, suggérer l’étouffement indemne ici…
Se réchauffer avec ta dentition, en une friction et boire encore jusqu’à l’irritation sonore…
On avait du bonheur à revendre avant, avant l’épuisement conjugal, avant l’internement…
Quel gâchis cette cérémonie, les invités, les tourtereaux s’étaient promis une vie de lèches…
Dans les années récentes, on fut charmant et balbutiant, chérie je t’aime, chérie reviens…
Mauvaise pioche, tu m’as fait les poches, tu as lobotomisé ce qu’il restait de moi, enfin…
Pauvre en tout, j’apprends à fréquenter l’existence des autres, pour soulager ma peine…
Couche toi là, mais la lune aura changé, je ne te toucherai pas, parce qu’il suffit parfois…
D’une larme pour nourrir le liard, la fracture est bien volumineuse et l’euro bien pénible…
Quitte à tout dire, tes rides enflent en translation sur ton visage et tes cheveux ébouriffés…
S’éclaircissent à chaque printemps, petite madame de pacotilles écume ton gouffre là-bas…
Avec tes égoïstes, les détenteurs d’une procréation, d’une vulgaire procuration, les abats…
Quand nous nous aimions, petite femme et autre principe, que le temps fut sage et miel…
Mes compliments pour le gagnant, il n’y a que cette jatte qui me fera office de souvenir…
Seul recoin de mon espace où je pourrai te voir ni dans un reflet mi amer ni mi tonnerre…
Et seul dans ma bauge, je conjure l’émeute de grillager l’alerte place du Tertre et puis…
Qu’y-a-t-il de mieux à faire dans le fondement de cet ensemble, entre nous il me semble…
On avait définitivement rien à part de la distraction, dis moi Dieu pourquoi les femmes…
Changent de tenue le soir venu et cette ruée vers le confort déchire l’Amour en asthénie …
Quoique je fasse les écarts de croisades, des génisses dans les ressacs, eux qui gémissent…
Plus jamais j’aimerai, qui jamais ne l’a pensé, les truqueuses tueuses et autres amazones…
Cependant qu’ils hurlent à ta délivrance, ma pudeur ta grandeur, le chemin dessine Dieu…
Petite femme et autre principe je ferai de toi une espérance si un jour tout recommence…
Axel Dorlhignac
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