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Le jour où j'ai touché le ciel
En partageant ce baiser de miel
Je n'ai pas discerné l'arrière goût de fiel
De ce bonheur quasi artificiel
Notre tendre corps à corps
Tel un feu d'artifices
Ne laissait présager alors
Aucun odieux sacrifice
Tu m'as pourtant laissée
Pieds et poings liés
Au nom de cette fidélité
Que j'ai tant prônée
Et qui te tient entravé
Loin de moi prisonnier.
T'aurais-je autant aimé
Si j'avais pu savoir
Que sur l'autel du devoir
Tu me sacrifierais ?
Il n'y a en moi que ce désespoir
Qui m'accompagne sans jamais choir
Je n'ai goûté au bonheur
Que pour déverser des pleurs
Jour après jour, heure après heure
Je vis dans cette douleur.
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