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FUMEUR DE TAPIS
Il est l’heure du fumeur, il est presque quatre heures, le café terminé c’est le thé que voici…
La romancière et son tapis, un persan maléfique, des heures de ménage, poète de Suméria…
Il est temps du pédant, il est presque soleil couchant et elle me raconte la vraie Histoire…
La tragédienne Octopussya , la rivale ogive, l’Orléanisme , la Touraine, les sarcasmes hier
Il est l’heure de fumer, que tout parte en fumée, sur les hauteurs de Sparte et du Palatin…
La théière est parterre, le fumeur par monts, sur le tapis les vers resplendissent aussi…
Misérable espace dans un hôtel de Manhattan, disparaître dans l’âpre antre de Dante…
La rondelle de citron gît morte feuille dans une tasse et le tabac de la douleur coagule…
Le grand temps des destructeurs, une foi faïence, zélée d’errance, zébrée de sang et de noir…
Bucéphale et grand damne, l’heure d’une rixe à la cuillère, d’un préfixe et d’une prière…
Fume fumeur de fumée, les biscuits sucrés, le napperon tissé de là-bas, tout se veut vieux…
Se défoncer les neurones, appeler son dieu, susciter le pire, sublimer le pur, enlever le rude…
Il y a les guerres d’intimidation, les guerres de religion, sur un tapis des stouts inexorables
Les fumeurs d’obus, les tankers démolisseurs dans des circonscriptions bâclées sans famille…
Il est l’heure de l’odeur funèbre, des Sunset et des jets, des sunrise et du reis déchu et imbu…
Il est l’heure séisme d’antan, des sunnites et des chiites, Dieu qu’as-tu vraiment, Dieu dit…
Il est l’heure des Zoulous et des voyous, dans un immeuble bourgeois, on enfonce le clou…
En bas les réverbères attendrissent les passants, les cloches étouffent, le minaret exploite…
Fume fumeur ta fumée de tromperie, légale ou illégale, sur les paillasses il y a de la place…
Pour des écosystèmes de tous les diables, pour des passes de ce dimanche un peu désuet…
Sous une autre lumière, la vieille dame me dit encore, une lecture libertine, ses lettrines…
Pour une souscription de permanents, de fonctionnaires crispés de leurs codes 35 heures…
La conjoncture des prélats de l’administration, un Platon pour Socrate, ces amblyopes…
Cinglez nous, d’autorité, d’impunité, d’ostracisme, de plus value, d’ingénues voleuses…
Prendre un passeport pour la mort, raser le Golfe ou se figer, rapatrier des armes obèses…
Le minestrone, des gondoliers, des aises de vertébrés disloqués, puis des chaperons rouges…
Une sinusite de cocaïnomane, le rhum d’un opiomane, l’évangile Brahman est nanti…
Sur le tapis, des aériens des batraciens, qu’importe le patricien et Le Titien a occupé le lien
En aparté pour le fumeur, l’auteur déçoit et se laisse choir, la conception est combustion…
Et après la vaisselle, l’heure de la plus belle, de s’apercevoir de ses écailles, le temps caille…
Les patients s’entassent sous l’Acropole comme des dieux de salons et à Soisson, le vase…
Voilà pour du faux, la réalité demeure le rôle des flics de la cité, l’imaginaire cette poudrière
Les banderilles, le fumeur de tapis se gosse d’avoir violé sa propre solitude avec l’Absurde…
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