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Elles dorment les charognes de notre monde noir
Combattants sont déchus et armées dissipées.
Et dans ces grandes plaines jonchées de vieux miroirs
On peut voir de l'absence, sur leurs visage la paix.
Les canons ne crient plus sur les landes de cendres
Et déjà les colombes s'en vont pour dévorer
Mitrailles et soldats, leur rendant le coeur tendre
Quand on osera encore un jour croire en la paix.
Dissuasifs sont les hommes. Et les bombes hurlantes
Ne tombent plus ici, car les plaines gelées
Ne créeront que la peur. Cette peur qui nous hante
Quand l'esprit est encore à défendre la paix.
Et voilà les pantins: ces tristes combattants
Qui voulant toujours plus de roses et de beautés
S'en vont juste un matin portés par vent violent
Ecraser le délice et anhiler la paix.
Et nous mourrons tous deux au beau milieu des roses
Hantés des utopies et des rêves éveillés
Car les matins soudain se font bien trop moroses
Pour que subsiste encore l'idéal de la paix.
Absinth
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