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La falaise
Le vent soulève l'écume des vagues
sauvages, meurtrières,
la porte vers le ciel
où jouent de grands oiseaux
ou au sommet des pins
dorés par le soleil...
Les rafales guerrières
font jaillir des poussières d'eau
contre la falaise grise
grignotée par la mer,
fouettée, agonisante
sous les assauts des flots
poussés par la marée
qui s'en va et revient...
Interminable mort
chargée de solitudes,
de cris sourds répétés
jusqu'à l'effondrement,
au supplice continu
insidieux et perfide
sous la lune blafarde
qui nous laisse deviner
les rouleaux déferlants
sur le schiste en pleurs...
Les coups s'ajoutent au coups,
grondements capricieux,
hallali démoniaque
sur la roche qui meurt
sur le sable rougi
par l'argile du temps...
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