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Je perdrai conscience de mon corps!
Laissant couler les sèves du désir.
Chahutant du cri le moindre soupir.
Toi, moi, toujours, demain, accords.
Habillée du seul rayon de lune
Mes yeux touchent tes grains de peau.
Toi, mon égerie d'hier au corps si beau
Sans lassitude nos coeurs s'assument.
Je veux toujours goûter au fruit de ta passion
Mourir sur tes lèvres en milliers de baisers!
Chercher encore l'érogène, se l'érotiser.
Tes doigts qui me parcourent, doux frissons.
Nos corps mariés, bouquets de tendresse
Refleurissent en un éternel printemps.
Ces belles années, malgrè les tourments
Tu restes, ma femme ma douce faiblesse.
Dans la douceur de ce rayon de lune
Magie de lumière et jeux d'ombre claire
Je te regarde dormir, de ce repos salutaire.
Mère de mes enfants, tu es toute ma fortune. 
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