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L'eau de la forêt sourd dans la bruyère,
Arrose la mousse et le serpolet
Roule dans le val,ainsi d'une aiguière
Et s'égoutte en ru,gonfle un, ruisselet,
De fleur en silex,frétille et pérore
Avec l'alouette et le roitelet!
Pour la mer immense,un envol d'aurore,
Loin de la montagne,à l'air aigrelet...
Au creux du vallon, le ruisseau prospère,
Inonde l'ajonc,verdit le genêt.
La vallée,au fond,attend la rivière
Qui va s'assoupir,heurtée à l'arrêt!
Finis! Tes éclats, sauvage Truyère:
Tout près du Terran,Chaliers, vers Laval,
Tu vas,dès l'amont,être prisonnière,
Loin, encor,très loin du mur de Grandval!
Tu pourras,au fond,eau limpide et claire,
Emplir la vallée immense du lac,
Perdre,en son tréfonds,sombre et délétère,
Tes brillants sertis en Lozère-Aubrac,
Pour l'humanité,travaille,ouvrière,
Aide la turbine à tourbillonner,
Pour l'homme inhumain, sois de la lumière,
Pousse, ahane et peine,à payer,donner!
L'eau de la forêt sortait des bruyères,
Arrosait la mousse et le serpolet...
Elle est polluée,en noires vasières,
En fonds de limons,sans sable ou galet!
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