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Sous le manteau du soir, profil bas,
Dans l’herbe fraîche, je marche, ravi.
Les cris de la nature sont des appâts,
Laissés par la muse, au poète, en défi.
J’ai fabriqué, sur la lune, une toundra,
Qui portera notre amour et t’attendra,
Tel le soleil sur le dos du jour balafré,
Je serais borgne au pays de ta beauté.
Ce soir, sur la lune, je te ferai la cour,
Sur l’astre désert, nous ferons l’amour,
Nous vivrons au rythme des lunaisons,
Comparable sur la terre à des saisons.
Si tu le veux, nous cacherons ta clarté,
Et les anges iront ailleurs te chercher.
Si tu le veux, nous voilerons ta beauté,
Et la lune pleine, pour toi, va rayonner.
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