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LA GUERRE CHAUDE
Plus qu’une épaule, quand elle nous frôle, la guerre chaude réchauffe notre âme de trimard
Appendice quand je me glisse sous ses draps d’espionne, que je cautionne cette dégradation
Pendant que la guerre froide se retire, c’est la guerre chaude qui la remplace, plus atroce…
Viendras-tu en ce beau mois de mai, cueillir des bombes et des projets d’extermination…
Plus qu’un syndrome, une égérie , mademoiselle est une folie, ses barricades, archaïques…
Plus qu’un soulier, un sémaphore, un parachute, la guerre chaude est une poubelle veines…
Un ramassis de petits pécules, de pédoncules et autre Ursule, une lisière et des frontières…
Pendant que la guerre froide décroche, on peut y lire une toundra et des blindés brûlés…
Viendras-tu en ce beau mois de mars, récolter les colts et les colliers d’aliénation sonore…
Plus que des décombres, une initiatrice, mademoiselle est motrice, des pièces à assembler…
Plus qu’une suprématie un astéroïde et un rite une conflagration une déflagration par monts
Un monticule activé, quelque chose de va-nu-pieds, un record de morts sur l’étagère mondiale
Pendant que la guerre froide renonce, annoncer le début d’un conflit chaud car credo …
Viendras-tu au mois de février, arroser les fleurs, tous les cyprès, annoncer la couleur vénale
Plus que des débris une liste un ustensile sommaire une cage avec des barreaux bien serrés…
Plus qu’une substance, on se contamine à l’opium chic dans une salle climatisée, réputée…
Un amoncellement de particules et d’étamines, d’annexes, la calomnie et la perplexité…
Pendant que la guerre froide congèle, les dioptries et les ministres rétrécissent leurs rangs…
Viendras-tu au mois de janvier, radoter ces couplets, délirer sous le fraisier et voilà…
Plus que des semblants, des automatismes de friands et des sensations de dépendants…
Plus que du marbre, de l’insolence et un arbre, une écorcherie au diapason et en une école…
Un endormissement appliqué, du dissolvant, ce bovin onéreux fécondé, une étincelle… Pendant que dans le temps on se bouscule, les ovnis tâchent les querelles extérieures hier…
Viendras-tu au mois de janvier, me demander si j’ai triché, si j’ai oublié qui j’étais là…
Plus que des semblables, des automates dans le néfaste, une liqueur de mariniers épiés…
Plus que des usuriers , des simples pendants, des excréments d’amphibiens, une personne…
Un envoutement de légionnaires, une détonation comme seule prestance, aucune présence…
Pendant que la guerre froide ne résiste, il subsiste le doute du camp choisi, non, Il existe…
Viendras-tu au mois de décembre, retrouver tes enfants avec leurs prunelles délictueuses…
Plus qu’un obstacle, un blues notoire et au fond de l’armoire…des équipements délurés…
Plus que des inspirations fiévreuses, une conspiration authentique avec ses mécanismes…
Une saison d’hélicoptères, de napalm, de nitroglycérine, la guerre chaude est une putain…
Pendant que la guerre froide décharge, les captifs dégénèrent sur le parvis, amicalement…
Viendras-tu au mois de novembre, labourer les terrains vagues, les précipices centenaires…
Plus qu’un vin bouchonné, un jazz défiguré, reste-t-il encore une vérité, un magnétisme…
Plus que de nature, vierge cheval de Neandertal, gravite le val et nous avale version anale…
Un char d’assaut dans un pommier, un détraqué dont les pupilles dilatent le sol inhabité…
Pendant que la guerre froide expose, de ses tableaux ruissellent des gouttes d’affliction …
Viendras-tu au mois de juillet, convenir d’une trêve, décimer des touristes, saloper la vie…
Plus qu’une ruche, la guerre chaude s’active et elle reconnaît les hommes intrépides ici…
Souviens-toi de ce parchemin, puisque tout est permis, sache que tu es en danger ici…
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