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Le livre est là que tu m'avais offert
Les pulls et les costumes sont posés
Les photos dans l'album qui reste ouvert
Que de fermer je n'ai encore osé
La forme de ton corps dans mes draps est moulée
Linceul dans lequel je me glisse chaque soir
Ton parfum m'enveloppe où que j'aille couler
La journée que je fuis sans espoir de te voir
Tu n'imagines pas combien j'ai pu t'aimer
Toi qui désormais respires au loin de moi
Tu n'imagines pas combien la mer calmée
Le fut par tes mains le fut par tes yeux
Qui sur moi se posèrent Lors mon désarroi
S'effaça quand tes yeux pour mes yeux furent cieux.
1998
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