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Coté fenêtre.
Je ne saurai dire, pourquoi,
Je me suis assis, aux bords de ses rêves !
Un livre à la main,
Mes pensées entre les lignes,
Dans le silence d’une lecture,
Il m’emmena en aventures.
Du haut de ses dix ans,
Il n’était qu’un petit garçon,
Les yeux remplis d’images,
Sans autre bagage que la nuit étoilée.
Allongé sur son lit,
Il parcourait le monde.
Le dortoir austère, disparaissait.
Les murs froids du vieil internat,
S’ouvraient en hall de gare grouillant de voyageurs.
Les taquineries mesquines, de ces condisciples,
S’endormaient dans les draps lourds et piquants de l’oubli.
Il était là, sur le quai, arborant son innocence,
Comme titre de transport.
Les cheveux en bataille, le regard curieux,
Il avait autour du cou, une écharpe multicolore,
Cadeau d’une grand-mère, trop vite disparue.
Serrant ce morceau de laine,
Une larme coula, doucement, sur sa joue,
Dessinant un arc en ciel de bonheurs passés.
Les locomotives fumantes l’enveloppaient
Par intermittence d’une vapeur blanche,
Présage d’un départ imminent.
Rien ne l’effrayer.
Aux bruits diverses et étranges,
A la poussière de charbon, obscurcissant l’air par instant,
Il ajoutait, à son rêve, là, une élégante en manteau de fourrure,
Ici, un couple d’amoureux s’embrassant discrètement, l’air un peu gêné.
Un porteur passa, devant lui, de grosses valises au bout des bras.
Il se dandinait de droite à gauche, soufflant à chaque pas,
Des gouttes de sueur perlaient dessous sa casquette.
Dans son kiosque, la marchande de journaux,
Rangeait ses revues en chantant,
Essayant de couvrir l’assourdissant vacarme.
Auprès de la machine en sommeil,
Un mécanicien s’affairait à quelques vérifications,
Déposant délicatement une ou deux lampées d’huile sur les rouages.
Il s’installa dans un compartiment,
Aux grosses banquettes de velours noirs,
S’appropriant le coté fenêtre……….
Oserai-je franchir, ce marchepied et le rejoindre ?
Vincent
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