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Année 2009, tu nous fuis à grands pas.
Laissant un monde où les fleuves ont soif.
Un Copenhague sans sommet, qui te coiffe.
Vitrines, lumières, cartes bleues en appât.
Trop de jeunes avec l'envie de se larguer
Dans la mer agitée, sans savoir naviguer.
Tous, ces gens, qui courent derrière le temps!
Dés pipés, même l'automne devient printemps.
Moins de dialogue, mais pas plus de gestes.
La grogne qui couve du sud au nord, à l'ouest.
D'autres de me dire, ce n'est pas pire qu'avant
Qu'on râle sans cesse, des jamais contents.
De nouvelles maladies que l'on montre du doigt.
Des morts subites, sans trop savoir pourquoi.
Des médicaments, un peu vite commercialisés
Sans que ne soit reconnue leur éfficacité.
Des avions,avec les passagers qui s'explosent,
En plein vol, sans savoir en déterminer la cause.
La faute à pas de chance, où à l'électronique!
Pas question de bombe,il n'y a plus de fanatiques.
2009, moins de sagesse et de sympathie!
Humain égoiste, communiquer devient télépathie.
On se penche sur le loisir, délaissant l'éssentiel.
Année oublieuse, faite de mépris et d'artificiel.
Non, pour moi, tu fus loin du grand cru!
Patrick
Décembre 2009 
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