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Mes pas ont défloré la douce et blanche vierge
Tombée des nues dans le silence de l’hiver,
La verdure hiatus par les sapins émerge
Et se joue de la neige ; Antigone au teint fier.
Je vais par la forêt, guidé par l’éphémère ;
Pour effacer mes pas, une pluie de cristal
S’abat paisiblement sur la nature mère,
En cohorte, en phalange, en son joug magistral.
Pas un oiseau, pas un lapin, pas un chevreuil,
Ne m’entend arriver, le bruit de mon passage
Les pousse à se terrer ; le silence est un sage :
J’hume l’hiver, touche la neige en hédoniste ;
Vois la beauté de ce linceul qui sur ma piste,
Me prend les tripes à la chaleur d'un tel accueil.
J.H
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