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Un romancier prépare un monument de prose,
ll farfouille, feuillette et peint de l'inédit,
Minutieusement,suit le plan qu'il s'impose...
Pas à pas,fil à fil,jamais ne s'en dédit...
Il pique et brode,au top, l'histoire qu'il propose,
Assaisonne au menu,le plat de spaghettis,
Dissèque la bergère ou le bandit repose,
Colle,sur le vieux mur, de mâles graffitis...
D'imagination,délirante,il dispose,
Ordonne les quotas...,de crimes et délits,
Doit être pénétré des climats de Formose,
De l'âge des amants,des styles de leurs lits...
Il décrit,longuement,prolonge le suspense,
Eclaire des maillons,avant le point final,
Rappelle en justes mots,la couleur,la substance,
Fait vibrer le lecteur au dénouement fatal!
Quand l'esprit,sclérosé,refuse tout message,
Il reprend la séance ou vibre un cliquetis
D'armes,sans cran d'arrêt,de bruits et de carnage.
Le poète,en silence,orne des confettis...
J'ai rencontré l'auteur de l'art que je fustige:
Ses projets sont de ton pacifiste,amusé,
Il ne "polarde" pas dans le sens ou j'attige
L'émoi du "raisiné" n'est pas "polarisé"...
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