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Flocons d'hiver
Te voilà venu, bel hiver,
Soufflant sur le ciel, désert,
De frêles perles nuageuses
Et quelques doux tissus blanchâtres
Craquant le bleu, opiniâtre,
De notre toile merveilleuse.
Te voilà venu, tendre hiver,
Jonchant sur mon crâne ton fer
Fondu à la forge des larmes
De tes passés printaniers
Que n'a su étendre l'été
Saignant sous le froid de tes armes.
Te voilà venu, blanc hiver,
Que macule un sonnant tonnerre
D'un éclair, pourfendeur du temps
Où ses quelques heures désinvoltes
Et leurs minutes se révoltent
Contre l'automne et le printemps.
Me voilà venu, tel l'hiver,
Un givre qui ne désespère
Point d'étreindre dans ses flocons
Points sur les allées parcourues
D'ivresses, tel l'hiver, venues,
Les amours que nous méritons.
Niam
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