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J’ai pris le temps, enragé tel un papillon
A me débattre du vent, à m’élever un peu
Gambader libre au vent et se planter : las
Des feuilles plein les yeux roulées tel un cigare
Brunies par l’automne, propices à l’évasion
Et c’est du bout de mon fusain, ce lointain horizon
Que je lui rends hommage à ce plus beau maussade
Que tant redoutent amers, et leur paraît enfer
Prendre dépressive, l’atmosphère et ses pleurs
Et filtrer de ses larmes d’innombrables espoirs
Un à un, solitaires, mis bout à bout notre destin
A contre courant, je danse nu au soleil sans raison
Tel est mon effet papillon que de prendre mon temps
Pour mieux vivre l’à venir démultiplié d’histoires
Poussées les unes après les autres en champignons hardis
Se cachant sous les feuilles que tant ont piétinées
Alors je me contente de vivre et d’apprécier
Cette souplesse destructrice, cet impassible silence
Cette arme de destruction passive – le temps !
Dany
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