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Toi, que j'ai aimé
Une feuille d'amour
Se décroche de l'arbre
pour attendre le jour
Où la dalle de marbre
Cachera ma folie,
Accueillera tes fleurs
Sur la plage endormie
Où se perd ma douleur...
Les mots de l'infini
Des marins oubliés,
Les blessures flétries,
Les traces trépassées
Qui habillent mon coeur,
Par des mots misérables,
Du parfum de nos peurs
Sur la rive et le sable
Et quand mes poings se serrent
Je te sens prés de moi,
Tu es belle, de verre,
Gracile que pour moi,
Un pétale de sang,
Une tâche fanée
Des caresses du temps
Et des baisers donnés...
La vague qui se meurt
Au pied de la falaise
Apporte le bonheur
Qui nous inonde d'aise...
Demain, dans mon sommeil
Je pourrai te rêver
Sous un soleil de miel
ô toi que j'ai aimé.
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