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Lueur diaphane aux tréfonds de sa cache,
Il est toujours là qui le surveille impitoyable,
Que devrai-t-il faire qu'il ne sache ?
Il fuit devant lui depuis des millénaires improbables .
Jamais une véritable halte, un instant de clémence,
L'oeil tapis le hante comme maudit,
Il essaie de le chasser croyant en futile chance,
Mais que faire lorsque le mal l'emporte sur l'esprit .
Souvent à la fin d'une journée de cavale haletante,
Il ferme les yeux, paupières lourdes et chiasseuses,
En lui l'oeil demeure, s'acharne et le tourmente,
Chassant son pauvre sommeil aux heures poussiéreuses.
Il hurle ses terreurs puériles à la face des cieux,
Ses angoisses, demande un impossible pardon,
En vérité, songe-t-il, qu'a-t-il fait à ce Dieu ?
Ou que n'a-t-il fait à un miséricordieux démon ?
Quand est-il de cette justice partiale,
Lui qui n'est plus qu'une ombre insipide,
Un passant ignorant, sale et bancale,
Au teint blafard et terreux, aux yeux vides ?
Qu'accourent les lentes secondes dernières,
Libératrices de ses chimères démentes,
Quitter ce marécage nauséeux et austère,
Rejoindre ce futur lointain nommé enfer de...Dante .
PHIL LE 10.12.2009
Copyright tous droits réservés à Philippe LeGoupil
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