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Je suis tout près du pont de Basse Longevialle...
Qui franchit la Truyère en deux arceaux romans,
De schiste et de granit,d'allure impériale:
Le flot,à l'étiage,y file à fils dormant.
Le flanc de rive droite est de feuille,hêtre ,claire,
La gauche,de vert sombre,oublié du soleil.
La route,vers Chaliers,grimpe dans la lumière,
La forêt ,à l'ouest,est de songe et sommeil.
C'est du sud vers le nord,que s'ouvrent ses arcades.
Sa face vers l'amont,regarde Le Terran,
Le terrain de Laval,aire de promenades,
Lieu public de repos,pour le pêcheur, l'errant.
Chaliers,de son perchoir,d'aval,voit sa façade.
L'eau part vers Garabit,Grandval,Sarrans,...Bordeaux.
Des barrages,en escalier,font la cascade
Pour l'électricité turbinée aux plans d'eaux.
J'ai tiré de ce lit,que la bâtisse enjambe
Le sable fin, lavé,pour bâtir ma maison.
C'est cinquante ans plus tard,que je viens prendre un iambe,
Quelques pieds de plus à mon arrière-saison...
J'avais sorti,du fond,mainte et maintes brouettes,
Par hasard,une truite,un chevesne,un goujon.
Auj'ourd'hui,mon crayon trace des pirouettes
Pour que mes gribouillis retardent mon plongeon...
Il est pont d'union,de Chaliers-Loubaresse.
Duguesclin fut par là,bien des siècles avant...
Il est d'utilité,d'attrait,non de noblesse!
Tout près de son château,de Longevialle,autant.
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