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Cet hiver est emprunt de mélancolie!
Il chemine ses froids et ventile sa tristesse.
Hiver, saison des fêtes et des solitudes;
Des grands froids mais aussi du chaud.
saison dedans, dehors, tout en contraste.
mes terrils semblent nus, ciels tourmentés!
la bise est bien mauvaise, oublieuse d'été.
L'air est gris, immobile, lourd comme béton.
Perdus derrière la vitre, les yeux rêvent, dehors!
Puis s'allume enfin l'espoir, en si jolis flocons.
La moquette s'accroche, majestueuse, souple;
Se pose, délicate, féerique cliché d'horizon.
Tombe, tombe neige, ton message est si beau.
Enveloppes nos yeux, de ton immense manteau.
Caresses les souvenirs, dépoussières les photos.
Floconnes toi de bonheur, largues aussi mes soucis.
Espace de vie, chacun retrouve un sourire d'enfant.
Aucun chant de l'oiseau, dehors il siffle froid.
L'emprunte de mes pas me conduit vers le bois.
Matin bref d'hiver, étouffé sous ses silences.
Aucun bruit, pays nouveau, demeure des anges!
Le ruban de Lys s'écoule, glougloutant, minuscule.
Tapie dans les bruyères, une biche a gémi;
Ce n'est pas un écho, le faon est là, assoupi!
Il est tôt en saison pour mettre bas le petit.
Et le soleil, en coulisse, doucement se faufile
Pour flâter du rayon, le petit être, immobile.
De la pointe des yeux, je me retire, heureux!
Dame nature, malgrè ces froids Sibériens
Laisse une chance à chacun d'écrire son destin.
Hier, 7 janvier 2010, devant moi, un faon est né
Patrick 
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