|
J’ai souffert, dans mes yeux, le lire tu peux
Je suis né dans un pays que j’ai fait mien.
L’étranger, m’ont souvent appelé les miens.
Pourtant, je n’étais pas si différent d’eux.
J’ai passé seize ans de ma vie avec la rage.
Un mal affreux pour un garçon de mon âge.
J’ai connu la xénophobie comme barrage.
Se sentir rejeté n’a pas du tout de rivage.
A l’école, on nous enseigne cette belle vision,
Que l’homme est un être unique et conciliant.
Mais comment ne pas se poser la question,
Quand chaque jour l’homme est méprisant.
Merci à toi, Poésie, merci à toi, doux exil !
Il m’a fallu un jour trouver l’abri de ton île.
Et depuis, je t’ai prêté mille fois allégeance.
Jour après jour, j’ai guéri par ta présence.
Appelez-moi grillon tri-tric!
|