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Mes galères d'antan, à chaque port soignées
De Charybde en Scylla, naviguent au juger.
Obsolètes cocons de toiles d'araignées,
De leur dernier voyage,en peut-on préjuger?
Un coup de patte au rable...,à l'ouie ,à la mine,
Un pleur à la mémoire,à l'humeur,à l'esprit,
Une bordée en douce...oh! non ,pas à Messine..
Ni sur le fleuve houleux,au calme où l'heur m'en prit.
Les prochains seront-ils les derniers coups de rames?...
Jeune,vieux amiraux,se montrent guillerets.
J'aime sans provoquer,frôler de fines lames,
Jamais jusques au sang,en couplets aigrelets.
A des bords bien bornés,s'arrête ma gondole,
Seul navigue au-delà,mon rêve conquérant.
Je laisse s'évader mes songes sans boussole,
Pour rester près du port, pas d'écart aberrant.
Il devient périlleux de régler l'astrolabe
Et le risque est semé d'erreurs aux nouveaux caps.
Je vogue au même vent,sans changer de syllabe,
Vaille que vaille ,à l'an tournant les handicaps.
Au bord de l'océan la Meditérrannée,
Même sans un youyou, même sur mon radeau,
Ma sortie est salubre,une fois par année,
Chez marins, terriens,j'accoste sans faire eau!
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