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Dieu, voilà que je bois pour n’être autre que moi !
Imaginez mon or, parcourir ma carcasse ;
Evertuez-vous donc à connaître la loi
Qui ouvre l’univers à celui que tracasse
De vivre chaque jour à craindre le suivant ;
Je joue alors des vers pour fuir cette échéance
Qui point à la lueur de l’œil qui survivant
Sonde alors l’horizon, en quête de sa chance !
Œuvrez sombre huissier, faites votre devoir,
Scrutez, fouinez, prenez les miettes de ma vie,
Œuvrez cynique et fier, je suis heureux de voir
Que personne ne prend, ce que le vin m’envie :
L’ivresse des grands jours, le nectar qui rend fous
Les pauvres oubliés : les pauvres, tu t’en fous.
J.H.
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