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Reprise d'un Sonnet de Jean FOL:
(Revue municipale de Plouinech -Juillet 2003-)
Ils en ont tant connu de campagnes lointaines!
Ils étaient fiers ,alors, ancrés au port breton.
Les cales regorgeaient d'albacore et de thon:
Heureux! les matelots,riches! les capitaines.
Vides,abandonnés au fond des estuaires,
A la vague implacable,ils servent de butoirs.
Ils sont une armada perdue en dépotoirs,
Et leurs flancs éclatés,vestiges mortuaires.
Ils pullulent,de bans de crabes entassés,
S'enfoncent dans l'oubli de leurs exploits passés,
Ignorent l'an fatal qui fut leur échéance.
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Ils étaient somptueux,flambards et conquérants,
Réputés dans le monde et rudes concurrents.
Tel des rois détroussés,meurent de déchéance.
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