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Campeur à Bois-Ré,depuis tros semaines,
Je n'ai pas encore revu l'Océan
Du versant Ouest.J'en ai, par centaines,
Des échos voisins et d'arrière ban.
Pour être loyal,je dois ma visite
A la plage verte,en algues,en rocs.
Après déjeuner,j'ai donc pris ...la fuite...
Du camp somnolent pour subir ...des chocs...
Près de mon "igloo",des gamins dessinent.
Je les encourage,ils ont du talent.
L'un critique un nez,les autres peaufinent
Un oeil ironique ou le bras ballant.
Par petits relais, je grimpe à la dune,
Laissant dépasser à pied, des "cyclos"...
Ils pourraient aller,sans halte à Neptune...
Tous les trente yards,je prends du repos.
Je reçois des mots,gentils,de plagistes
Plus lestes que moi,mais pas plus pressés...
Quelques questions,sur les essayistes...
Propos du moderne et des temps passés.
Je me suis posé,bien avant la plage,
De nombreuses fois et j'ai bavardé.
Je n'arriverai pas jusqu'au rivage,
Mon itinéraire est trop retardé.
Ourlée en rouleaux,la marée est basse.
Elle a découvert des fonds au pêcheur.
Une faune au bord,papillonne et brasse,
Je suis seul,voyeur,objectif prêcheur.
Oléron,au loin,émerge de brume,
L'eau mouvante est bleue et le vent iodé.
Se déchire au bord,la barre d'écume:
Clapotis mousseux,rythme saccadé.
Je n'ai pas subi le "choc" du "baptême"...
Mais l'immensité du désert marin
Me laisse en plaisir clore le poème
D'un admirateur ,si peu riverain!...
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