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Je l’ai tirée de son filet
Avec des gestes empruntés
Sans trop la bousculer
Je l’ai choisi sans tâche
Les hommes pressés sont souvent lâches
Et trop souvent leurs nerfs lâchent
L’ayant tâtée un peu du pouce
Je l’ai trouvée aimable et douce
Ayant mûri sans se hâter
moi que la vie a assagi
sa vue me donne de l’énergie
bien qu’elle soit nonchalante
Sa présence m’enchante
Elle rayonne en douceur
comme le poêle en hiver
ainsi qu’un gros chat roux
ronronne dans son panier

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