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Le grillon, le long du jour, se tait serein,
Laissant à l’oiseau le mystère du matin.
Le soir, au coucher du soleil, de son sein,
S’évade le poète, le chanteur, le baladin.
La nuit tombée, le grillon sort du terrier,
Souriant, s’active, inquiet d’être le dernier,
Il grésille des milliers d’étoiles dans le ciel
Qui dans l’obscurité crée un jour artificiel.
Les soirs de pleine lune, dans le buisson,
Inlassable, le grillon toute la nuit prêche.
Nocturne maître sur l’océan des saisons,
Il s’en va, griot, porteur d’une dépêche.
Quand pointe l’aurore sous le demi-jour,
Rassuré d’avoir, comédien, filé des sous,
Dans un dernier chant émis de son trou,
Aux bruits de l’oiseau, le grillon est sourd.
Appelez-moi Grillon Tric-tric ! tric-tric !
Ben'son
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=grillon
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